À la loupe
21 avril 2023

La sédentarité, un problème de santé publique

La sédentarité est définie par une faible dépense d’énergie due au fait de rester longtemps assis ou allongé en dehors des heures de sommeil. La tendance mondiale est à l’augmentation de la sédentarité. Celle-ci présente de nombreux impacts négatifs sur la santé qui peuvent être évités en diminuant le temps passé assis et en augmentant son activité physique.

Pourquoi on en parle

Chez les adolescents, la sédentarité augmente fortement la taille du cœur, conclut une étude publiée vendredi dernier dans la revue Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports. Cette augmentation accroît les risques de maladies cardiovasculaires et de décès. Les chercheurs ont analysé les données de santé de 530 adolescents âgés de 17 ans au Royaume-Uni : masse graisseuse et musculaire, radiographies du cœur, temps de sédentarité et d’activité physique, etc. En moyenne, ces jeunes passaient près de huit heures par jour en position assise et 49 minutes par jour en activité physique modérée à soutenue (marche, vélo, sport, etc.). Les chercheurs ont observé que les activités physiques modérées à vigoureuses étaient aussi associées à une augmentation de la masse du cœur, mais dans des proportions trois fois moins élevées que le temps sédentaire. Cette augmentation est « un effet secondaire négatif acceptable compte tenu de plusieurs autres avantages pour la santé de l’exercice modéré à soutenu », précise Andrew Agbaje, auteur de l’étude. La diminution du temps de sédentarité devrait être une priorité chez les adolescents, soutient-il.

En schéma

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