21 novembre 2022

Dans Brief.science cette semaine, on vous explique pourquoi on essaie de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C, on vous étonne avec la plus vaste population de raies manta océaniques et on vous raconte la découverte de l’effet de serre.

Doses de science

Replanter des arbres

Près de la moitié des arbres replantés dans les forêts tropicales en Asie ne survivent pas plus de cinq ans, selon une étude publiée lundi dernier dans la revue Royal Society. De nombreuses campagnes de replantation d’arbres ont vu le jour pour lutter contre le réchauffement climatique et préserver la biodiversité. Les scientifiques ont étudié l’évolution de 176 sites de restauration. Ils ont observé qu’en moyenne 44 % des arbres replantés meurent au bout de cinq ans. Selon l’étude, les arbres replantés dans les forêts fortement touchées par la déforestation ont un taux de mortalité plus élevé que les autres. Les auteurs estiment tout de même que la restauration de forêts est nécessaire et utile, car la régénération naturelle est beaucoup plus lente.

Abeilles

En 50 ans, la durée de vie des abeilles domestiques productrices de miel a diminué de moitié, selon une étude américaine parue dans la revue Scientific Reports lundi dernier. Dans les années 1970, l’espérance de vie d’une abeille occidentale ouvrière était en moyenne de 34,3 jours contre 17,7 jours aujourd’hui. Cette diminution n’est pas liée à l’environnement (pesticides, réduction de l’habitat, hausse des températures, etc.) mais à d’autres facteurs, qui doivent encore être étudiés. Cette découverte peut expliquer les pertes de colonies d’abeilles constatées par les apiculteurs, estiment les scientifiques.

Phytoplancton

Une prolifération rapide de phytoplanctons a été détectée sous la banquise de l’Antarctique, rapporte une étude parue dans la revue Frontiers in Marine Science jeudi dernier. Ces micro-organismes, dont font partie des algues et des bactéries microscopiques, constituent le premier maillon de la chaîne alimentaire dans les océans. Ils se développent habituellement sous la lumière du soleil, comme les plantes terrestres. Les résultats de l’étude suggèrent qu’ils peuvent prospérer dans des conditions de faible luminosité.

À la loupe

Lutter contre le réchauffement climatique : chaque degré compte

La température à la surface de la planète a augmenté d’environ 1,1 °C depuis l’époque préindustrielle (1850-1900) et continue de croître. Cette hausse a des impacts négatifs immédiats et potentiellement irréversibles pour les sociétés humaines et les écosystèmes. Ces impacts pourraient être limités significativement en contenant l’augmentation du réchauffement à 1,5 °C plutôt qu’à 2 °C.

Pourquoi on en parle

La COP27, la 27e édition d’une conférence annuelle des Nations unies sur le changement climatique, s’est terminée ce dimanche à Charm el-Cheikh, en Égypte. Dans un plan d’action publié le même jour, les 196 pays participants ont décidé pour la première fois de créer un fonds pour aider financièrement les pays en développement, « particulièrement vulnérables » aux dégâts causés par le réchauffement climatique. Ils s’engagent aussi à « poursuivre les efforts » pour limiter le réchauffement à 1,5 °C, selon l’accord de Paris pris en 2015. Pour respecter cet accord, le texte adopté par les participants de la COP27 rappelle qu’il est nécessaire de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Il mentionne l’engagement des pays participants à accélérer la réduction de l’utilisation du charbon. Mais le pétrole et le gaz – énergies fossiles émettant beaucoup de gaz à effet de serre – ne sont pas évoqués. L’objectif des COP, qui existent depuis 1995, est de mettre en place des accords mondiaux pour faire face au réchauffement climatique induit par les activités humaines.

En schéma

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