27 janvier 2023

Dans Brief.science cette semaine, on vous explique pourquoi les exoplanètes intéressent les scientifiques, on vous étonne avec un mammifère qui se rafraîchit avec sa morve et on vous raconte la première greffe d’organe réussie sur un humain.

Doses de science

Pollution

Manger un poisson d’eau douce pêché aux États-Unis équivaut à boire pendant un mois de l’eau contaminée par des PFAS, des produits chimiques nocifs pour la santé et l’environnement, selon une étude publiée dans la revue Environmental Research le 17 janvier. Ces polluants, dits « éternels » en raison de leur persistance dans l’environnement, sont associés à un risque accru de cancer, de cholestérol élevé, de maladies thyroïdiennes et de troubles de la reproduction. Ils sont utilisés dans de très nombreux produits du quotidien (emballages, textiles, etc.) en raison de leurs nombreuses propriétés (antiadhésives, imperméables, etc.). En France, le ministère de la Transition écologique a récemment élaboré un plan d’action destiné à réduire l’exposition aux PFAS.

Santé

Une équipe de recherche a mis au point un appareil capable de détruire les caillots sanguins dans le cerveau à l’aide d’ultrasons, détaille un communiqué de l’université d’État de Caroline du Nord publié lundi. Placé dans un cathéter puis inséré dans la veine où se trouve le caillot, l’appareil émet des ultrasons. La force mécanique des ondes suffit à détruire le caillot en moins de 30 minutes, contre en moyenne 29 heures avec les médicaments actuels, expliquent les scientifiques. Jusqu’ici, l’appareil a été testé sur des veines imprimées en 3D contenant du sang de vache.

Changement climatique

41 % des vertébrés terrestres (amphibiens, oiseaux, mammifères et reptiles) seront exposés à des températures extrêmes d’ici 2099 dans au moins la moitié de leur habitat si rien n’est fait pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre, selon une étude publiée dans la revue Nature le 18 janvier. Dans ce scénario « pessimiste », la température moyenne à la surface de la planète augmenterait de 4,4 °C d’ici la fin du siècle par rapport à l’époque préindustrielle. Dans le scénario le plus « optimiste » (+1,8 °C d’ici 2099), 6,1 % de tous les vertébrés terrestres verraient leur habitat exposé à des températures extrêmes.

Des milliards d’exoplanètes dans la Galaxie

Les exoplanètes sont des planètes qui tournent autour d’autres étoiles que le Soleil. Des milliers d’exoplanètes ont déjà été détectées. Certaines sont potentiellement habitables, mais elles sont situées trop loin de la Terre pour qu’on puisse y accéder.

Pourquoi on en parle

Le télescope spatial James-Webb a détecté sa première exoplanète, selon un communiqué de l’Agence spatiale européenne publié le 11 janvier. Une exoplanète est une planète située en dehors du Système solaire. Selon le communiqué, l’exoplanète nommée LHS 475 b est située à une distance de 41 années-lumière de la Terre. Elle orbite autour d’une étoile de type naine rouge (plus petite et plus froide que le Soleil) et en fait le tour complet en seulement deux jours. C’est une planète tellurique (composée de roches), comme la Terre. Elle présente une taille similaire à celle de notre planète. Sa température est cependant plus élevée d’une centaine de degrés, selon les estimations. Lancé en décembre 2021, James-Webb est le télescope spatial le plus puissant à ce jour. Les données recueillies permettront aux astronomes de déterminer l’existence d’une atmosphère autour de l’exoplanète et, si elle existe, d’en déterminer la composition.

En schéma

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